La transition écologique, une chance à saisir pour les bailleurs sociaux !

Publié en Mai 2014

Christelle Meunier « Le bailleur peut choisir de nouer des nouveaux partenariats pour à la fois conduire la rénovation de son parc, expérimenter des nouvelles solutions, sensibiliser les occupants et assurer la pérennité des résultats »

Christelle Meunier – Directeur Marketing Corporates

    • La transition écologique recouvre un ensemble d’actions :
    • α rénovation thermique,
    • α adaptation des transports,
    • α aménagements des territoires,
    • α nouveaux modes de production et de stockage de l’énergie,
    • α économie circulaire,
    • α recherche de la sobriété.

L’engagement dans cette transition sera source d’innovations techniques, technologiques, économiques, sociales et sociétales. L’objectif est de construire un nouveau modèle de développement durable alliant performance, efficacité et sobriété.

  • Tous les agents économiques sont concernés et les bailleurs sociaux peut-être un peu plus que les autres.
  • Leurs différents rôles les placent au cœur du dispositif. En tant que maîtres d’ouvrage, ils se doivent de construire des immeubles aux dernières normes énergétiques voire de les anticiper. En tant que propriétaires ils doivent conduire un vaste programme de rénovation d’un parc dont les 2/3 ont été construits avant 1985. En tant que bailleurs ils doivent à la fois veiller au confort de leurs locataires et contribuer à diminuer la part du logement dans les dépenses des ménages en réduisant au maximum les charges. Vaste programme et vastes responsabilités et une chance à saisir pour un acteur référent du changement de modèle.
  • Les leviers et outils dont disposent les bailleurs sociaux.
  • Ceux-ci vont différer en fonction du rôle assumé par le bailleur social. En tant qu’aménageur et constructeur, il participe à la politique de la ville et peut impulser des choix innovants en termes d’énergie et favoriser la création de réseaux de chauffage urbain. Les bailleurs sociaux voient leur rôle s’élargir pour devenir de plus en plus partie prenante de la définition des programmes de rénovation urbaine, de création ou d’extension de quartiers jusqu’à la réalisation des investissements.
  • En tant que bailleur il peut choisir de nouer des nouveaux partenariats pour à la fois conduire la rénovation de son parc, expérimenter des nouvelles solutions, sensibiliser les occupants et assurer la pérennité des résultats. La transition écologique oblige tous les acteurs à avoir une vision d’ensemble et à concevoir des solutions plus globales et plus intégrantes pour des projets de plus en plus hybrides et complexes entre l’immobilier et l’urbanisme par exemple.
  • Le choix des partenaires est primordial.
  • La mobilisation de services d’audit, d’expertise, de conseils permet d’offrir aux clients la mise en place d’une véritable stratégie immobilière dans le temps comprenant : définition des objectifs, arbitrage entre différentes solutions, priorisation, chiffrage des investissements à réaliser, planification de la réalisation de ceux-ci.
  • Dans la foulée, les équipes financements peuvent proposer des solutions différenciées s’inspirant des techniques de financements de projet. Ces techniques sont particulièrement indiquées pour les projets comprenant construction d’immeubles et aménagements urbains mais aussi pour tous les programmes de rénovation.
  • Ce volet est le chalenge le plus important que doivent gagner les bailleurs parce que, au-delà des aspects techniques, il implique fortement les locataires. La réussite des programmes en termes de consommation énergétique, notamment, se verra non immédiatement mais dans le temps. Le choix du montage des opérations de rénovation peut avoir un impact sur la réussite dans le temps. C’est pourquoi les montages incluant un contrat de performance énergétique, sont certainement les plus adaptés puisque toutes les parties prenantes y compris les occupants sont impliquées. Cependant à date ceux-ci restent encore peu répandu et relève de l’expérimentation. Cet état de fait s’explique d’une part par le recours massif au financement de la CDC et d’autre part par la taille des investissements qui rend difficile la mise en place d’un financement type financement de projets, trop onéreux à date.
  • Ses financements type portefeuilles de projets permettraient de mutualiser les coûts de montage et capitaliser sur sa capacité à mixer des ressources : prêts réglementés, prêts libres, prêts bonifiés par un refinancement BEI.
  • Pour aller plus loin, lire l’article sur « La transition énergétique c’est pour vous »